vendredi 19 décembre 2014

Guide de prescription des BZD





Le choix d’une benzodiazépine (BZD) est compliqué du fait de la multiplicité des molécules, de la multiplicité des indications, et des classifications parfois complexes. Notion importante, TOUTES les molécules de cette classe ont des effets anxiolytiques, hypnotique, anticonvulsivants, myorelaxant et amnésiant. La distinction entre molécules pour lesquelles certains effets prédominent est très relative, voir fausse. Pour compliquer le choix, certaines molécules ne sont pas des BZD mais en partagent suffisamment les propriétés pour y être assimilées. C’est un piège car ses molécules ont leur propres effets secondaires, et leur utilisation comme BZD est source de iatrogénie fréquente.

Ce tableau vous donne des informations de pharmacocinétique source : dictionnaire Vidal 2014), Il devrait vous aider dans vos choix.

mercredi 17 décembre 2014

L’épilepsie II - Prise en charge d’une première crise d’épilepsie de l’adulte RECOS HAS/SFN 2015




Contre toute attente, la société française de neuro, dont la plupart des neuros ont oublié l’existence tant son activité se limite à organiser des visites de groupes de l’amphithéâtre Charcot de la Salpetrière, va publier en 2015, sous le contrôle de l’HAS, des recommandations sur la prise en charge d’une première crise de l’épilepsie de l’adulte. Je vous laisse le soin de lire la version longue de 300 et quelque page, ainsi que la version courte de 21 pages, et vous propose les points qui me paraissent essentiels (les citations sont en rouge pour vous faciliter la lecture).



mardi 25 novembre 2014

La neuro du Rocky Horror Picture Show






Certains PowerPoint commencent par un enchaînement de circonstances improbables. Il y a quelque temps on m’a demandé de faire un topo (que finalement je n’ai jamais fait faute de temps), sur les stéréotypes de pathologies neurologiques ou psychiatriques à travers des personnages de fiction. L’idée était que pour mémoriser les syndromes, il était plus facile d’avoir une image, même caricaturale, qu’un discours ; un moyen mnémotechnique visuel en quelque sorte.

De façon totalement indépendante, je suis un patient qui est parkinsonien et qui a un fils épileptique. Les deux sont pleins d’humour, vont très bien avec leur traitement, et en ont ras le bol d’être regardés avec compassion par leur entourage. Ils m’ont demandé s’il existait un livre où un film, dont les héros, tout en étant malades, pouvaient avoir à la fois un rôle positif et humoristique. Pour tout vous dire, je n’en connais pas.

Troisième élément de ce concours de circonstances, en discutant un jour du Rocky Horror Picture Show (RHPS), film dont je suis fan et qui est quelque chose de si improbable qu’il est difficile de le résumer, un pote m’a demandé de quoi les personnages entaient atteints, et qu’est-ce que je ferais si je les voyais en consultation.

dimanche 23 novembre 2014

Et si c’était une maladie ?



Le billet du jour est la transcription d’un PowerPoint que j’avais fait dans un esprit différent. Le sujet initial était compliqué : quelles conséquences de la méconnaissance des syndromes neurologiques rares (je vous donne la réponse immédiatement, aucunes, puisque ça se soigne encore moins que le reste…). Vous imaginez bien qu’une question aussi tordue n’a pu germer que dans l’esprit malade d’un interniste, mais, et ça là que ça devient un peu plus intéressant, il existe un certain nombre de situations cliniques où vous pouvez voir des patients en consultation avec à l’évidence un truc qui ne va pas, sans pouvoir le nommer, et sans que les surspécialistes les plus chevronnées ne vous aident. En voici une petite sélection :



mercredi 12 novembre 2014

Et si nous discutions de la mémoire comme des piliers de bar ?



Aujourd’hui, je vous propose un truc nouveau : un article sans aucune référence scientifique. Rien, même pas un petit « 1 » sournoisement caché entre deux parenthèses protectrices. Un article sur un sujet qui fait débat et qui, lorsqu'on tape son titre dans pubmed sans filtre, donne 10535 références, dont 980 pour la seule année 2014 (chiffres valable au 12/11/2014). Bref un article sur les mécanismes de la mémoire.

mercredi 22 octobre 2014

Les voies auditives




Aujourd’hui, Maryse et Pierre vont nous parler du son, de la musique, de cerveau auditif, de choses qui en général dépassent totalement les neurologues, que ce soit ceux de l’école de Maryse, parce que la musique ça donne des maux de tête, ou ceux de l’école de Pierre, parce qu’il n’y a rien à thrombolyser. Pour cette discussion à bâtons rompus (à force de se taper dessus avec), Maryse et Pierre vont partir d’un livre intitulé modestement « Neruoscience », rédigé par Purves and co, publié chez sinauer, et plus particulièrement du chapitre 13, page 313-342, intitulé « The Auditory System ».

lundi 6 octobre 2014

Quand ce n'est pas la faute du coupable



L’histoire ci-dessous s’est passée dans un hôpital ultra périphérique (UP). Si je la raconte c’est qu’ils ont eu le courage d’en faire une réunion de morbi-mortalité (RMM) et d’en discuter. Elle aurait pu se produire chez nous ou dans un très gros CHU, mais là en général tout le monde s’en tape dans la mesure où comme vous le verrez il n’y a ni mort d’homme, ni perte pour l’hôpital (bien au contraire).

jeudi 25 septembre 2014

Les AVC : CAT hors UNV (ou comment ne pas se laisser impressionner par la mythologie neurovasc)



Quand j'étais externe, je ne posais pas de questions sur le pourquoi des choses. D'abord parce que j'avais passé l'âge des pourquoi, et d'autre part, parce qu'en médecine on apprend rapidement que ça ne sert à rien : « Pourquoi y'a-t-il sept vertèbres cervicales ? ». La réponse était limpide : « Parce que ! ». 

Une fois interne, je me suis dit que j'allais enfin comprendre des trucs : « Pourquoi je ne dois pas mettre de glucosé à la phase aiguë d'un AVC ? ». La réponse était efficace : parce que ça les tue !».

Une fois assistant, j'avais des internes qui me posaient des questions débiles du genre : « Il se passe quoi si je mets de KARDEGIC 75 à la place du 160 ? ». Ce à quoi la réponse évidente était « parce ce qu'ils vont exploser dans d'atroces souffrances en maculant les murs de sang ce qui va nous exposer à des représailles sanglantes de la part des ASH alors ferme-là et met du 160 ».

Maintenant qui suis PH, je suis nettement moins exposé aux risques de représailles de la part des ASH, ce qui me permet de me reposer des questions ! Et là, ça devient marrant.

Voici donc un billet pour vous montrer que certaines choses qu'on vous assène comme les dix commandements du haut d'une montagne avec des éclairs à l'arrière-plan et une tempête majeure sous une lumière blafarde et rougissante (oui, les deux) de fin du monde, sont parfois très relative...

mercredi 3 septembre 2014

OSS Pique et Touche



Un des intérêts de conserver de vieilles revues, est de comparer l’évolution des sciences et des usages à travers le temps. Cette phrases étant un tantinet généraliste, je vais être plus concret : lire une revue de neuro publiée il y a exactement 50 ans permet non seulement de voir comment la science a évolué (ou pas), mais également de voir comment les esprits ont évolué (vous n’allez pas être déçus).

lundi 25 août 2014

douleurs neuropathiques

- Cards for sorrow, cards for pain -



Vous l’avez exigé, voici le retour de Pierre et Maryse dans une nouvelle lecture critique d’article (Allodynia and hyperalgesia in neuropahtic pain : clinical manofestations and mechanisms – Lancet neurology 2014 ;13 :924-35).

mardi 19 août 2014

CAT RAPIDE - Paralysies faciales périphériques



Ceci est un essai : une conduite à tenir rapide devant des problèmes de neuro courant qui vous donnent la théorie et la pratique argumentée. Ça n'a pas été facile de décider quelle était le niveau de détail nécessaire ni la forme la plus adaptée (texte, tableau, graphique... ) - je vous laisse lire et comenter pour améliorer le concept.


dimanche 17 août 2014

système nerveux autonome III - des larmes et du wasabi


Après avoir fait la connaissance du syndrome de Claude Bernard Horner, et son anatomie, que certains ont décrite comme, je cite : « quand même très bordelique », il est temps de vous avouer que c’était un des modèles les plus simples. Celui de ce billet et un poil plus complexe, et là, vous avez le droit de penser que la nature a construit tout ça un peu au pif un matin où elle n’avait pas fini de dégriser. Chose étonnante, un des systèmes le plus compliqués est celui qui au fil de l’évolution nous apparaît à nous humains comme relativement accessoire. En fait c’est faux, mais comme il tombe rarement en panne, nous ne nous apercevons plus de son rôle essentiel au quotidien. Ce système n’a pas de nom propre, probablement parce qu’aucun neurologue du XIX éme n’a voulu se lancer dans une description exhaustive, qui en 2014 est toujours incomplète et approximative ! Ça peut paraitre étonnant, mais en 2014, l’anatomie du système nerveux autonome péri nasal est encore floue, ou, comme le disent les anatomistes sur un ton gêné en regardant au loin l’horizon, sujette à une grande variabilité inter individuelle.

vendredi 8 août 2014

La neurologie de la Mode, et du comportement en général

La neurologie de la Mode, et du comportement en général



don't judge a book by its coverscribens


Les neurosciences c’est compliqué. Si vous en voulez une preuve indiscutable, un de mes bouquins de vulgarisation (auprès d’un public de neurologues) qui aborder la réalité scientifique avec une rigueur et une précision équivalente à celle d’une maîtresse de CE expliquant le système solaire, fait quand même 943 pages (pour les masos, c’est NEUROSCIENCES, 4th edition, Sinauer Associates)

Et dans les neurosciences, le plus compliqué, c’est la cognition. J’ai déjà fait plusieurs PowerPoint sur ce sujet (dont, si vous avez bien suivi, le niveau scientifique est comparable à celui du gosse qui après son cours, vient expliquer le système solaire à ses parents avec une cerise et une orange)... et je n’ai jamais trouvé d’analogie permettant de les présenter à des non neuros.

Mais comme tout arrive, une discussion avec @Boutonnologue m’en a donné l’occasion, lors que je donnais mon avis de neuros sur une paire de baskets puma… de chez addidas (ils sont très drôles chez addidas).

En gros, quels mécanismes neuros sous-tendent la “mode”, et concrètement, comment vous vous en servez au quotidien pour cataloguer les gens sans mêmes le vouloir (je n'ai pas dit savoir parce que vous le savez parfaitement mais refusez de vous de l’assumer).

jeudi 31 juillet 2014

système nerveux autonome II - le syndrome de Claude Bernard Horner



Après un premier billet sur le fonctionnement général du système nerveux autonome, la logique voudrait que je vous parle de son organisation anatomique, puis de sa physiopathologie, des examens complémentaires permettant de l'explorer, et enfin des traitements et autres molécules pouvant le perturber ou le réguler.

Cependant comme je suis neurologue, la logique qui je suis est différente (notez bien qu'un neuro ne dit jamais qu'il a tort, il dit que son raisonnement est différent). Le but n'est pas de rendre encore plus complexe un sujet qui n'a pas besoin de ça pour l'être, mais plutôt d'y aller tout doux, avec des exemples clairs (ne rêvez pas, clair s'entend au sens neurologique du terme).

Donc plutôt que de vous infliger l'ANATÔMIEUH du système nerveux autonome en général, je vous propose de commencer par quelque chose de plus simple : le syndrome de Claude Bernard Horner. Pour 99% d'entre vous, c'est la principale manifestation de dysautonomie dont vous faites le diagnostique quasi instantanément.

mercredi 23 juillet 2014

système nerveux autonome I - of men and jellyfish

i'm gonna give you some terrible thrills


Pulpita se sent bien. Son grand chapeau ondule, un petit courant la chatouille et elle étend ses membres avant de les laisser balloter dans l'eau tiède. Pulpita a deux passions dans la vie. Au sens strict du terme. Deux. On pourrait résumer la première par ce néologisme poétique et évocateur « TOIJVAISTBOUFFER » et la deuxième par un néologisme tout aussi enchanteur « zzzzzzBurp ».

Vous trouvez ça médiocre ? Réducteur ? Méprisant ? Egocentrique de son point de vue ? Vous avez plus que raison mais vous ne savez pas encore pourquoi ! Vous avez raison à un détail près : dans le cas particulier Pulpita, egocentrique est un terme inadapté. Pulpita n'a pas plus d'ego que de cogito, ce qui selon Descartes implique que Pulpita ne sum pas très fort.

En fait dans le cas de Pulpita on devrait remplacer egocentrique par medusocentrique, car voilà, Pulpita est une cnidaire (vous n'oublierez pas de me remercier pour ce mot lors d votre prochaine conversation au bar du coin avec Jeannot pendant que vous vous acharnerez sur la coque d'un pistache... et puisqu'on en est là, sachez que la pistache est une sorte de Drupe, comme la prune, l'abricot et la pêche).

Pour ceux qui ont réussi à suivre cette introduction jusqu'ici, et qui se demandent pourquoi je vous parle de méduses et de pistaches dans un blog de neurologie, c'est parce que ce billet est le premier d'une série sur un sujet un peu tabou. Quelque chose que même les neurologues les plus blasés et cyniques fuient en poussant des petits cris de chien à qui l'on aurait écrasé la queue, quelque chose d'encore plus méprisé que les basses castes en indes ou l'intégrale musical live des génériques de Derrick : LE SYSTEME NERVEUX AUTONOME.

mercredi 18 juin 2014

c'est quand qu'on est malade - une brève histoire de critères SEP

It's something we ourselves have been working on for quite some time.



La nature est nulle. Malgré ses millions d'années, elle est totalement incapable de comprendre la médecine. Le résultat est totalement navrant : chaque année l'humanité forme des milliers de médecins qui se donnent la peine d'apprendre un somme considérable de savoirs, tout ça pour que la nature persiste à faire des malades qui sont pas comme dans les bouquins.

Non seulement, elle est nulle, mais elle est incapable de comprendre des choses aussi élémentaires qu'un "début", "une fin", voire même des notions aussi stupides que « oui » et « non ». Bref, la nature a un QI de méduse. Les choses ne seraient pas si graves (après tout les méduses sont très heureuses dans leur ignorance crasse), si la stupidité de mère Nature n'avait pas de conséquences sur des gens bien réels.

jeudi 12 juin 2014

Les signes précoces de démence

madness takes it's toll



Le cas clinique de juin 2014 http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2014/06/cas-clinique-062013-tout-jeune-il-etait.html cause des signes précoce de démence. Et comme c'est un sujet un peu vaste, j'en ai ait un billet ci dessous pour vous résumer les choses.

mardi 10 juin 2014

cas clinique 062013 - tout jeune il était déja vieux

it all seem all right


Voila le cas clinique de juin. Comme d'hab un histoire réelle avec un dossier parfois incomplet. Toujours comme d'hab, l'idée n'est pas de critiquer pour critiquer mais de voir si il aurait été possible de faire différemment.

vendredi 23 mai 2014

il ne dort pas : le sommeil des déments

Creature of the night




Une des phrases les plus fréquentes qu'on entend à l'hôpital après, « je suis constipé » et, « c'est quand qu'il passe le médecin [notez l'absence de point d'interrogation] », alors que vous êtes dans la pièce, est « je/il ne dors/t pas ».

Et plus les gens ont des troubles cognitifs, plus cette phrase monte dans le top 3 des remarques, pour finir par occuper la première place chez les déments. Notez bien que contrairement à tout autre phénomène biologique, physique, chimique ou métaphysique, cette phrase n'est pas sensible à l'épuisement. Ni celle des patients, ni celle des équipes soignantes, ni celle des familles.

vendredi 16 mai 2014

chroniques internes - 2 - comment faire avec les labos

I'll put up no résistance i want to stay the distance i need assistance



Suite aux premières réactions sur Twitter, un complément sur les labos quand vous êtes internes. C'est un sujet qui est sensible, car il est entouré d'un nuage assez épais de non-dits. Peu importe ce que je peux penser ou non des relations médecins/labos, de toute façon je ne pense pas que vous trouviez une seule source officiellement pro bigpharma, alors que vous en trouverez de très bien écrite pour dénoncer ces liens.

mercredi 14 mai 2014

chroniques internes

- Go see the man who began it -



Je suis PH. Ça signifie que je me suis tapé trois dans d'externat, quatre d'internat, trois d'assistanat et quelque une de... Tiens il n'y a pas de mots... On va dire de séniorat (Même si selon Wikipédia, ce terme existe et n'a aucun rapport http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9niorat).

Tout ça pour dire que le fonctionnement d'un service, je vois à peu près ce que ça peut donner au quotidien, aussi bien quand tout le monde écoute ce que vous dites, que lorsque qu'on vous explose la porte au nez, sous prétexte qu'on ne vous avait pas vu (alors que je suis relativement massif).

mercredi 7 mai 2014

cas clinique 0521013 - they dig everything


Nouveau cas clinique pour discuter. Toujours le même principe : un dossier fourni en l'état (sauf les images, mais c'est un choix). Comme vous avez toutes les infos, l'idée n'est pas de critiquer à posteriori mais de taper la discut' autour de ce qui a été fait. Comme d'hab vous pouvez répondre dans les commentaires ou sur twitter.

vendredi 18 avril 2014

guide de l'examen neuro




Suite à vos premières remarques voici quelques modifications avec un peu plus de définitions dans les tableaux et un lexique des termes neurologiques sur les deux dernières pages.

lundi 14 avril 2014

cas clinique 042014 - un fainéant fou.



Voici le cas clinique d'avril. Je vous rappelle que c'est un cas réel, et que les infos que je vous donne sont celles du dossier médical avec ses incertitudes et ses imprécisions. Il est un peu différent des précédents dans la mesure où je ne vous donne pas le diagnostic à la fin. Il est facile si vous trouvez le diagnostic. Cependant même si vous séchez, les questions 3, 4, 5 et 6 ne devraient pas vous poser de problème.

vendredi 4 avril 2014

comment traiter en première intention le tremblement essentiel





C'est essentiellement compliqué

Maryse et Pierre ayant parmi vous un petit fan club en voie de constitution (j'attends d'ailleurs les t-shirt, les badges, la page officielle sur le net et un article dans Times avec une reprise sur CNN), les revoilà pour nous expliquer les tremblements essentiels.

Maryse, PUPH, MD, PhD, neurologue émérite, et Pierre, NeuroVasculaireMaisYaPasDeSotMetier sont désabusés. Après les restrictions budgétaires dont ils ont été les victimes, voilà que l'APHP leur demande de faire des consultations qui rapportent (comprendre, beaucoup plus, vu que le prix est fixe).

C'est d'autant plus difficile, que dans l'univers toute force rencontre son contraire, et que dans notre exemple, nos deux tout-puissants neurologues, régnant sur un immense cheptel d'externes, internes, assistants, PH, attachés et chercheurs sont confrontés à Jeanine, secrétaire d'accueil, surnommée « Event Horizon » car aucune technologie, ni théorie de physique quantique, n'arrive à comprendre comment elle gère les rendez-vous.

Pierre et Maryse, se retrouvent en rendez-vous avec ce que Jeanine a identifié comme étant de très probable AVC ou Pathologie inflammatoires, j'ai nommé le tremblement essentiel.

dimanche 30 mars 2014

L'émotion est dans la dopa





Oui je sais, rien que le titre et ça donne pas envie, il a un pouvoir sédatif supérieur à une chirurgie valvulaire cardiaque quand tu es l'externe qui a juste le droit de rester dans un angle du bloc, sous le regard haineux de l'IBODE. Mais une fois de plus, grâce à Maryse et Pierre, vous allez voir que c'est plutôt intéressant.

Je vous rappelle le principe, Maryse, PUPH, MD, PhD, neurologue émérite, et Pierre, NeuroVasculaireMaisYaPasDeSotMétier vont-nous lire un article pour essayer de nous le faire comprendre.

Aujourd'hui aucun des deux n'est à son avantage, car le model utilisé est chirurgical, et les deux ont un blocage pour communiquer avec des homos habilis (même si Pierre à un certain avantage du fait de sa proximité génétique). L'article du jour est Mood and behavioural effects of subthalamic stimulation in Parkinson's Disease Castriato et al, Lancet Neurol 2014 ; 13 : 287-305

samedi 29 mars 2014

La voie Motrice



Votre Cerveau fonctionne comme une usine à téléphone !
Votre cerveau ne sert, pour ses 2/3, qu'à une chose, créer du mouvement – pourquoi tant de ressources pour gérer une seule fonction ? Voici quelques réponses :

Avez-vous remarqué que votre cerveau reçoit énormément d'infos mais qu'il n'a qu'une seule voie de sortie (sauf les télépathes) : la voie motrice (VM) ? La VM comprend toutes les étapes qui vont de l'intention de mouvement jusqu'au contrôle de la qualité du geste effectué.

Je vous propose de commencer par le principe d'organisation de cette voie : le cerveau est tout sauf démocrate : les centres supérieurs commandent les centres inférieurs exécutent servilement.

vendredi 28 mars 2014

Que dire à un patient avec un anévrisme intra crânien non rompu






Cela fait longtemps qu'on n'avait pas fait de commentaire de biblio avec Maryse, PUPH, MD, PhD, neurologue émérite, et Pierre, NeuroVasculaireMaisYaPasDeSotMétier.

Aujourd'hui, Pierre est à son avantage puisque le sujet est : que sait-on vraiment des anévrysmes intracrâniens non rompus et que par conséquent, c'est du neurovasculaire. Mais chut, les lumières s'éteignent, les trois coups de bâton retentissent, Maryse entre sur l'estrade dans une tenue blanche rayonnante amidonnée, accompagnée par une escorte sobre de dix externe portant trompettes, oriflamme, et pétales de fleurs (les restrictions budgétaires de l'APHP ne permettent plus le déplacement en palanquin porté par les internes). Pierre, rentre accompagné simplement par son AVS (aide à la vie scolaire) et son pistolet à eau rempli de thrombolytique, dés fois qu'une plante fanée ou une mouche ait besoin de soins.

jeudi 20 mars 2014

Comment j'examine le membre supérieur (1) - les atteintes radiculaires



Ce billet est le premier d'une série sur des points précis de l'examen clinique neurologique.

Pour cette fois ci - comment rechercher une atteinte radiculaire lors d'un plainte motrice ou sensitive du membre supérieur. Dans le futurs billets, on verra comment rechercher une atteinte tronculaire.

Vous allez voir c'est beaucoup plus simple que ce que l'on imagine, pour la simple raison que pour une fois la nature est bien faite.

mercredi 19 mars 2014

Le plexus brachial - le truc qui fait peur - surtout à moi.




Le plexus brachial est une des pires horreurs anatomiques que l'on doit étudier en médecine, et que l'on est supposé savoir quand on est neurologue. Malheureusement, ce truc est parfois utile, même chez les non neurologues. Personnellement si je n'ai pas un schéma sous les yeux, je suis incapable d'en faire la description, et encore moins de réfléchir à la topographie lésionnelle.

mardi 18 mars 2014

Quelques chiffres sur la maladie d'alzheimer




Les patients et les familles de patients qui ont une maladie d’Alzheimer, (me) demandent souvent si cette maladie atteint un nombre important de personnes et si le risque augmente avec l'âge.

Il arrive également, que dans certaines conversations, j'entende "la maladie d'Alzheimer n'est pas si répandue que ce que vous dites, les patients qui en sont atteints sont âgés, et on donc une espérance de vie plus courte, ce qui fait qu'au total, le nombre totale de patient est faible.

A force de répéter régulièrement les chiffres ci dessous, je me suis dit qu'un tableau ferait tout aussi bien l'affaire. Voici une version avec les chiffres I.N.S.E.E. 2014, vous me direz si ça vous parle.

vendredi 7 mars 2014

Classification des neuropathies péripheriques




En attendant le billet sur les neuropathies périphériques - voilà déjà le schéma pour en discuter. Pour faire genre je sais dessiner des carrés rouges (et bleus aussi) j'ai mis le logo Creative Commons

mardi 4 mars 2014

cas clinique 032013 (je pense que pour faire joli je devrais rajouter des lettres)



Cas clinique du mois de mars. Le principe est toujours le même, je prends un dossier réel et je vous donne toutes les infos qu'il y a dedans, telles quelles avec les informations manquantes ou erronées. Tout le monde peut participer. Le principe de ces dossiers est qu'il n'y a pas de bonne façon de faire unique et que par conséquent, on peut en discuter. (NB, ce dossier est d'autant plus intéressant que les réponses datent de 2014, avant la modification de prescription du VALPROATE

lundi 3 mars 2014

La maladie de Parkinson



Toujours dans les pathologies neurologiques que je traite en partie comme des question E.C.N, voici la maladie de Parkinson, et ses clones.

mardi 25 février 2014

Et toi tu fais quoi dans la vie ?


Comme tout le monde, quand je rencontre quelqu'un pour la première fois dans une soirée, un repas, un bar, une partie de ticket to ride, la discussion tombe à un moment donné sur : "et toi, tu fais quoi ?"

mercredi 12 février 2014

L'épilepsie I



Une des demandes qui revient le plus souvent en ce moment, c'est de publier un topo sur l'épilepsie. Ceux qui ont suivi, ont vu que je me suis entouré de précautions, ce sujet étant particulièrement vaste. Les quatre billets intitulées "a tale of swords and waves" ont servi de mise en bouche.

Ce nouveau billet est la déclinaison pour le blog, de la question épilepsie publiée sur le site réservé à l'E.C.N. Les deux versions sont presque identiques à l'exception des liens et rappels des objectifs propres à la version E.C.N. que vous pouvez trouver ici (si vous etes externes, c'est la version à lire) :

dimanche 9 février 2014

La myasthenie,




Ceci est la suite de mes essais de mise en forme de billets de blog de mes power point sur les sujets de l'ECN. Pour ceux qui ne les passent pas, ça peut faire une bonne révision, la myasthénie étant largement sous diagnostiquée en France, sans oublier que les médicaments contres indiques dans la myasthénie sont supposées êtres connus de tous. A ce propos, vous trouverez dans le billet les liens vers les cartes a remettre aux patients si vous en connaissez.

vendredi 7 février 2014

Les déficits neuros moteurs et sensitifs




Depuis un certain temps, on me demande de faire des billets sur la clinique de base. Le On en question étant soit des spécialistes qui ont oublié la neuro (sachant que ce sont les M.G. qui s'en sortent le mieux puisqu'ils en voient encore tout seuls), soit des externes qui se noient un peu dans leur bouquin. J'ai longtemps hésité, parce que d'une part je ne savais pas par où commencer, et d'autre part, je voyais pas trop quoi écrire à part recopier une bouquin de semio neuro.

mardi 4 février 2014

A tale of Swords and Waves - Epilepto IV




Epilepsie en terre du Milieu : NEURONIR a vu quelque chose

Pour les retardataires,

le
CHAPITRE I 
le
CHAPITRE III
ici
http://etunpeudeneurologie.blogspot.com/2014/01/a-tale-of-swords-and-waves-epilepto-iii.html



CHAPITRE IV

Dans le chapitre précédent nous avons laissé Barde somnoler. Retournons voir Neuronir en haut de sa tour de guet. La nuit est calme, et comme nous l'avons vu dans le chapitre I, il égrène les "riens" au rythme de huit "riens" à la secondes en modulant sa voix, c'est-à-dire selon un rythme alpha.

dimanche 26 janvier 2014

A tale of Swords and Waves - Epilepto III


Voici la suite des fabuleuses aventures de l'épilepsie en terre du Milieu

Pour les retardataires, le 
CHAPITRE I 

CHAPITRE III

Ce chapitre est un bonus. Il est réservé aux fans. Quand Peter Jackson me suppliera à genoux de lui vendre ce scénario, ce chapitre ne sera visible que dans la version longue du film.

La nuit s'était bien installée. La chaleur du feu, le crépitement des bûches brûlant dans la cheminée, le bruit de la pluie martelant les vitres de la taverne et l'effet de la bière tiède avaient plongé le barde dans une demi-torpeur confortable. Son esprit divaguait. Le barde se remémorait ses voyages dans le vaste monde des terres du milieu. Peux le savaient mais il y a bien longtemps le monde s'appelait corpus humanum car le monde avait la forme d'un corps humain, même si dans certains coins reculés on pensait encore que le monde était plat et reposait sur le dos de trois éléphants en équilibre sur le dos d'une tortue. Mais ça, c'est une autre histoire. Les terres du milieu étaient une immense presque île appelé Caput ou tête, ou encore crâne. La complexité de la géographie du monde rendait impossible sa représentation a plat sur une seule carte. Il était d'usage chez les bardes de représenter ce crâne comme s'il était vu par-dessus (contrairement a l'usage complètement idiot des nains géologues qu'on appelait radiologues et qui représentaient le monde comme vu par en dessous).

samedi 25 janvier 2014

A tale of Swords and Waves - Epilepto II




Voici la suite des fabuleuses aventures de l'épilepsie en terre du Milieu


Pour les retardataires, le 
CHAPITRE I 

C'était un soir brumeux. Il avait plu toute la journée et l'air restait humide et lourd. Le barde n'était pas d'humeur à noter les ambiances sonores. Il s'était réfugié dans la taverne qui venait juste d'ouvrir. Pour tout dire, la taverne s'était matérialisée (comme tout nouveau bâtiment), il y a une semaine mais, mais la grande flasque verte horizontale qui apparaissait au-dessus des bâtiments neufs avait mis une bonne semaine à se remplir. Peu importe, la nouvelle taverne était chaude, confortable, et la bière était tiède à point.

Avançons car je ne crois pas que le confort du barde vous intéresse. Pour passer le temps, le barde sortit de sa besace les parchemins sur lesquels il avait noté d'autres ambiances sonores. Il les plaça devant lui, sur une grande table.

vendredi 17 janvier 2014

A tale of Swords and Waves - Epilepto I



Tout a commencé par une FMC sur les bases de l’épilepsie, avec un public comateux… Très intéressé par... La météo. Il faut vous dire que le sujet n’était pas facile : les bases de l’EEG pour un public qui n’en verrait jamais. Tandis que je faisais mentalement ma liste de courses en commentant mon propre PowerPoint, et parce que le public était jeune, je me suis lancé, comme ça, dans une analogie hasardeuse sans trop savoir où cela allait me mener. Le résultat ayant été plus que probant (réveil généralisé, trompettes, pétales de fleurs, ola dans l'assistance, chaises arrachées…) j’ai décidé de la garder. Cette analogie idiote tombe bien parce que je voulais écrire ce billet sur les bases de l’epilepto pour les non neurologues sans savoir comment éviter des accidents domestiques graves, secondaires à l'affaissement brutal du lecteur sur son écran, suite à une narcolepsie aiguë.


CHAPITRE I

Oublions donc l'épilepsie, l’épilepto et même la neuro, le temps d’une analogie qui prend place dans une contrée lointaine, idéalement située au centre de… Je sais pas comment dire…. Disons des terrains au milieu ou plutôt des terres du milieu...Du monde.

En ce temps là, existaient deux royaumes, l’Occipitor et le Temporohan. En raison d’une vieille alliance forgée depuis des siècles, les Occipitoriens surveillaient une frontière et devaient avertir les Temporohirrim en cas d’apparition d’un danger.

jeudi 16 janvier 2014

cas clinique 022013 (numéro toujours pas plus utile qu'avant)



Le premier cas clinique ayant eu du succès, en voici un deuxième, très orienté médecine générale et IDE. Le principe pour ceux qui découvrent est de prendre un cas réel, de vous donner toutes les infos du dossier telles qu'elles sont écrites dans le dossier avec les imprécision ou les donnes manquantes et d'en discuter. La discussion ayant lieu à posteriori, le but n'est pas de critiquer mais de voir ce qui a été bien ou mal fait (une fois qu'on connaît la fin de l’histoire). Réponses aux questions dans une semaine...

mercredi 15 janvier 2014

Protection juridique, curatelle, tutelle

- The sword of Damocles over my head -



Il y a quelques mois, des personnalités d'une certaine importance ont vu leur nom apparaître dans la presse, associé à des articles évoquant des mesures de protection juridique, des curatelles et des tutelles.

Ces articles discutaient en long en large et en travers de ce que le médecin expert avait dit ou fait pour parvenir à ses conclusions.

Certains journalistes évoquaient avec la voix sourde et tremblante de cromagnon devant le monolithe noir de "2001 l'odyssée de l'espace" (oui à l'écrit, je sais) les "tests" qui permettaient de déclarer que telle personne était ou n'était plus apte à gérer son patrimoine ou à appuyer sur un petit bouton rouge permettant d'augmenter considérablement la température du globe en un point précis de sa surface.

jeudi 9 janvier 2014

cognition appliquée : cerveau et mode


- Don’t judge a book by its cover -






Les neurosciences c’est compliqué.
Si vous en voulez une preuve indiscutable, un de mes bouquins de vulgarisation (auprès d’un public de neurologues) qui aborde la réalité scientifique avec une rigueur et une précision équivalente à celle d’une maîtresse de CE1 expliquant le système solaire, fait quand même 943 pages (pour les masochistes, c’est Neurosciences, 4th edition, Sinauer Associates).

Et dans les neurosciences, le plus compliqué, c’est la cognition.
J’ai déjà fait plusieurs powerpoints sur ce sujet (dont, si vous avez bien suivi, le niveau scientifique est comparable à celui du gosse de CE1 qui après son cours, entreprend d’expliquer le système solaire à ses parents avec une cerise et une orange). Un de mes problèmes pour faire passer le message est que je n’ai jamais trouvé d’analogie permettant de présenter les mécanismes de cognition à des moldus non-neurologues.

Mais tout vient à point à qui sait voler un œuf, un échange de tweets avec la @Boutonnologue m’en a finalement donné l’occasion, alors que je donnais mon avis de neurologue sur une paire de baskets Puma®… de chez Adidas® (ils ont beaucoup d’humour chez Adidas®).

si cela vous intéresse, suivez ce lien

lundi 6 janvier 2014

cas clinique 012013 (numéro inutile qui donne du sérieux)

- I've got something to say -




Ce cas clinique répond à une demande qui m'a été faite à plusieurs reprises de "neurologie appliquée". L'idée est de partir de cas réels (certifiés 100% pur jus, sans additifs ni conservateurs) et de commenter la prise en charge, voir ce qui a été bien fait, moins bien fait, voir raté selon les données de 2013. Comme vous le verrez l’objectif n'est ni de juger ni de dénoncer mais de discuter. Et surtout vous verrez que certaines recommandations sont contradictoires, ce qui pimente toujours la prise en charge.

NOTE IMPORTANTE : Ce cas est décrit tel qu'écrit dans le dossier, avec les mots d’origine. C'est important, car comme me l'a fait remarquer @minuit08 (regardez son commentaire), la sémio est partiellement fausse. Cela me permet (opportunisme éhonté, de vous conseiller de lire le partie "mots de la neurologie" ici : http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2013/12/lexamen-les-mots-pour-le-pourquoi-faire.html)