vendredi 28 août 2015

cas clinique 032014 - à propos d'une toux


Petit cas clinique trouvé dans un vieux dossier. Comme d'habitude vous avez toutes les infos disponibles dans le dossier, il ne reste plus qu'à trouver les réponses -

mercredi 19 août 2015

Confusion et démence

Niveau de difficulté 2/5



Un grand hôpital, des bâtiments du XIXe siècle un peu délabrés, les bruits de la ville au loin et des froissements d'ailes de pigeon au prés, une odeur de ragoût hospitalier dans l'air…. Pierre et Maryse discutent dans une pièce.

Pierre est un peu confus. Entre chacune des six thrombolyses qu'il a effectué cette nuit, il a rempli des demandes trajectoires, ce qui, même pour un professeur aguerri aux raffinements d'internet explorer 4 sous Windows 95, reste un défi. Il le dit d'ailleurs à Maryse (qu'il est un peu confus dans sa tête).

Maryse est en forme. Hier soir elle a torturé mentalement une responsable de l'A.R.S. innocent, et elle a appris qu'il avait demandé à être hospitalisé ce matin pour dépression, idée noires et mésestime de soi. Elle sait que c'est mal, mais ne peut s'empêcher de jubiler.
  • Pierre ? 
  • Oui Maryse ? 
  • Je me demande si un jour, l'âge venant, vos capacités cognitives vont décliner ? 
  • Et pourquoi plus moi que vous ? 
  • Parce que vous avez un facteur de risque évident, vous êtes un peu confus ce matin. 
  • Ah…oui…je vois ! Alors sachez Maryse que se sentir confus est une expression, c'est du second degrés, et que d'autre part, confusion et démence n'ont rien à voir. 
  • Je ne vous comprendrai jamais Pierre avec vos histoires de second degrés. Mais sachez que pour ce qui est de distinguer les deux troubles, un article de Lancet neurology d'Aout 2015 volume 14 page 823-832 vous contredit. 
  • Ah ? 
  • Oui ! 


mercredi 12 août 2015

Dyskinésies, dystonies, chorées, ballisme d’apparition brutales

Guide de survie des urgences neurologiques



DE QUOI PARLE-T-ON ? 

De ces mouvements anormaux par excès qui sont rares, très faciles à diagnostiquer et à traiter si vos souvenirs de clinique neurologique sont bons et votre interrogatoire correcte. 

lundi 10 août 2015

Catatonies malignes

Guide de survie des urgences neurologiques


Commençons par une info : si vous en voyez une un jour, vous faites partie d'un ensemble de praticiens aussi peu nombreux que ceux qui ont vu de leurs yeux vu le monstre du Loch Ness. Ce n'est pas une entité rare, c'est pire. Il n'y a même pas de statiques d'incidence. Alors pourquoi en parler ? Parce que justement si ça vous tombe dessus vous aurez au moins quelques infos.

DE QUOI PARLE-T-ON ?

D'une variante aigue et brutale d'une entité en elle-même moins rare : la catatonie. La catatonie est un ensemble de symptômes et syndromes (les vieux nosologistes se retournent dans leur tombe quand on invoque ce concept) principalement psychiatriques SAUF, sauf, sauf, qu'un certain nombre de ces signes sont neurologiques purs. La catatonie est un rare exemple survivant de pathologie neuro-psychiatrique.

vendredi 7 août 2015

Céphalées liées aux activités sexuelles.

Guide de survie des urgences neurologiques



DE QUOI PARLE-T-ON ?

De céphalées qui touchent hommes et femmes, avant, pendant, ou juste après une activité sexuelle. Motif fréquent de consultation, les rares statistiques disponibles estiment que ce phénomène peut toucher 4% des hommes et 1% des femmes entre 25 et 64 ans. Ces statistiques n'incluent pas les céphalées sexuelles secondaires, c’est-à-dire concomitante à la prise d'une drogue récréative ou d'un traitement. On associe également à cet ensemble les céphalées calmées par l'activité sexuelle mais c'est un motif de consultation…rare. Point de vocabulaire, on parle d'activité et non pas de rapport car l'activité commence à un alors que le rapport nécessite d'être au moins deux.

jeudi 6 août 2015

Syndrome malin des neuroleptiques

Guide de survie des urgences neurologiques



DE QUOI PARLE-T-ON ? 

Des conséquences d'une intoxication aux neuroleptiques OU (et ce ou est essentiel car on l'oublie souvent), des conséquences d'une déplétion en dopaminergique.

Cela concerne tous les neuroleptiques, même les atypiques qui en théorie n'en donnent pas. Son incidence est faible (3% chez les patients traités) mais peut entraîner le décès dans 22% des cas. Il se manifeste par un syndrome extra-pyramidal à prédominance akinéto-rigide associé à une hyperthermie sans syndrome infectieux. 

mercredi 5 août 2015

Les akinésies aiguës dans la maladie de Parkinson

GuidGuide de survie des urgences neurologiques


DE QUOI PARLE-T-ON ?

Deux urgences neurologiques en une. La patient dont la maladie de Parkinson est connue et dont le traitement a été brutalement interrompu, et le patient Parkinsonien qui prend toujours son traitement.

mardi 4 août 2015

Les traitements antiépileptiques en tableaux

Si vous êtes arrivé sur cet article, c'est que vous avez suivi ce lien http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2014/02/les-traitements-anti-epileptiques.html
(normalement), sinon, et bien toutes mes félicitions, voici êtes tombé sur un résumé de tout ce que vous devez savoir pour survivre face à un traitement antiépileptique.

Les traitements anti épileptiques

 - VERSION FEVRIER 2017 -

Pour un accès direct aux tableaux résumant l'essentiel, voir ici : http://etunpeudeneurologie.blogspot.fr/2016/10/les-traitements-antiepileptiques-en.html



d’abord un café…


Pas la peine de se mentir, les traitements antiépileptiques, personne ne sait par quel bout les prendre. Tout le monde en connaît quelques-uns, tout le monde sait vaguement, qu’ils sont compliqués à instaurer, compliqués à arrêter, qu’ils interagissent avec tout et n'importe quoi, et surtout, personne ne comprend vraiment les différences qui existent entre eux. Le résultat est que tout le monde en connaît un ou deux pas trop complexes à prescrire (en général, le KEPPRA ou la DEPAKINE) et les colle partout en attendant que le neurologue fasse le tri.

L’idée de ce doc est de vous simplifier tout ça. Mais pour que ce soit plus simple, va falloir être un peu attentifs.